Photo par HdO – Hélène
Aux abords de mon anniversaire, je suis souvent un peu déprimée, pas tellement par la nouvelle année qui s’ajoute, mais plutôt parce que je suis toujours en attente d’une attention de mes amis à cette occasion. Je suis très symbole et clin d’oeil. Etant expat, je me sens loin de mes “pires potes”, alors les petits signes font de grands effets.
Entre le fait que tout le monde vit à un rythme dingue et que je fais rarement de fête, on ne me fête pas très souvent mon anniversaire. Je ne parle pas de cadeau, juste du mail ou du texto qui fait plaisir.
Du coup mon attente est déçue et je suis un peu tristouille. Enfin, c’était vrai avant l’ère facebook et ses rappels. Facebook a bien des défauts, comme les batailles de vampires et autres tests un peu crétins, mais c’est vrai que pour les anniversaires, je l’apprécie. Même ceux qui ne suivent guère ces rappels peuvent voir que des amis communs ont fêté votre anniversaire. Même si cela peut enlever un peu de valeur au geste, ça reste appréciable. J’essaie aussi de moins m’attrister et de ne pas attendre trop de choses de certains amis qui oublient à chaque fois. Malgré facebook et autre plaxo. Il faut prendre les gens comme ils sont m’a suffisamment dit ma maman…
En même temps, je sais que j’ai moins envie de donner : quand cela me parait à un seul sens, quand la personne demande de l’aide mais ne veut écouter et suivre aucun conseil. Parfois, il faut savoir se préserver pour être plus présent avec ses amis, ceux qui sont toujours là, ceux avec qui les choses sont simples et honnêtes.
Je me suis beaucoup épuisée et rendue malheureuse à sauver des relations où je ne sentais plus l’amitié, ou qui n’était qu’un gouffre d’énergie sans que cela aide la personne. Bien des gens conseillent de ne pas garder dans vos cercles proches des gens qui sont toxiques pour vous. Je commence à appliquer cela : sans fermer mon monde, je distille mon énergie plus ou moins largement, sans en vouloir aux gens d’être comme ils sont. Pas une punition, juste une certaine hygiène de vie pour moi. J’en ai eu assez d’être frustrée, déçue, et d’accumuler cela jusqu’à ce que ça devienne une colère parce que j’ai donné à corps coeur perdu. Je suis la seule à décider de donner, donc si je donne, je le fais sans attendre quoi que ce soit, et je ne culpabilise pas si je ne donne pas autant que j’avais l’habitude. Cet équilibre me parait plus sain. Au moins pour l’instant. Si j’arrive à un grand niveau de zenitude, ma foi, il sera toujours temps de donner plus.
Et vous ? donnez-vous beaucoup d’importance à ce genre de choses ? Avez-vous déjà “fait du tri” dans vos relations et comment l’avez-vous fait ?




